Dans le bilan toujours en cours de la pandémie de COVID-19, ce moment marque un tournant d’une gravité exceptionnelle. Une lettre officielle de l’Agence européenne des médicaments (EMA) — la plus haute autorité de l’Union européenne en matière d’autorisation des médicaments — met en lumière des révélations susceptibles d’ébranler profondément la confiance du public envers la politique et les médias. Ce que les critiques et les défenseurs des libertés civiles soupçonnaient depuis longtemps apparaît désormais noir sur blanc : des piliers essentiels des campagnes de vaccination étatiques et des restrictions associées aux libertés fondamentales auraient reposé sur des informations trompeuses ou sur la dissimulation de faits connus.
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Le scandale a éclaté après une question adressée à l’EMA par des députés du Parlement européen. La réponse de l’agence a provoqué un véritable séisme politique. Selon l’EMA, les vaccins contre le COVID-19 n’ont jamais été mis sur le marché avec pour objectif d’empêcher les infections ni de réduire le nombre de cas. Cette affirmation contredit directement le message central porté par le gouvernement allemand sous Angela Merkel puis Olaf Scholz, ainsi que par le ministre de la Santé Karl Lauterbach.
Le mythe de « protéger les autres »
Pendant des mois, le public a été encouragé à considérer la vaccination comme un acte de solidarité. « Se faire vacciner pour les autres » est devenu un slogan omniprésent. Le chancelier Olaf Scholz et son prédécesseur Angela Merkel ont à plusieurs reprises affirmé que les personnes vaccinées protégeaient non seulement elles-mêmes, mais aussi leur entourage.
Or, l’EMA précise désormais que, dès le départ, aucune donnée ne prouvait que les vaccins empêchaient la transmission du virus. L’autorisation avait été accordée uniquement pour la protection individuelle, et non pour contrôler la propagation de l’infection à l’échelle de la population.
Cette révélation remet en cause le fondement moral et juridique de mesures telles que les règles 2G et 3G. Si l’on savait — ou si cela n’était tout simplement pas démontré — que les personnes vaccinées pouvaient transmettre le virus comme les non-vaccinées, alors l’exclusion de millions de citoyens apparaît non seulement scientifiquement discutable, mais aussi comme un facteur de division sociale.
Aucune recommandation de vaccination massive pour les moins de 60 ans

Un autre point choc de la lettre de l’EMA concerne les groupes cibles de la vaccination. L’agence indique que les vaccins étaient principalement destinés aux groupes à risque élevé et que chaque cas aurait dû faire l’objet d’une évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque par un médecin. Une campagne de vaccination massive généralisée à l’ensemble de la population — notamment pour les moins de 60 ans, exposés à un risque relativement faible de formes graves — n’aurait pas été envisagée dans cette ampleur selon les explications de l’EMA.
Pourtant, une forte hostilité s’est développée envers les sceptiques du vaccin. Des responsables politiques ont qualifié les critiques de « complotistes » ou d’« ennemis de la science ». Aujourd’hui, il semble que ceux qui s’appuyaient strictement sur les critères scientifiques et les conditions d’autorisation de l’EMA étaient peut-être plus proches de la réalité que ceux qui ont défendu avec vigueur la vaccination de masse.
Le récit des « effets secondaires minimes »
L’aspect peut-être le plus préoccupant concerne les effets secondaires. Alors que le ministre de la Santé Karl Lauterbach affirmait publiquement à la télévision que les vaccins étaient « pratiquement sans effets secondaires », l’EMA connaissait déjà l’existence de différentes réactions indésirables possibles peu après la vaccination.
Cette apparente minimisation des risques aurait conduit de nombreuses personnes à prendre des décisions sur la base d’informations incomplètes, en se fiant à des assurances officielles ne reflétant pas pleinement les incertitudes connues. Depuis, les signalements d’effets indésirables ont augmenté et les premières procédures judiciaires contre certains fabricants commencent à aboutir.
Le prix d’une confiance brisée

Cette lettre de l’EMA tombe comme un véritable coup de tonnerre, remettant rétrospectivement en question la légitimité des politiques sanitaires menées ces dernières années. Elle soulève une inquiétude majeure : celle que certains gouvernements et une partie des médias aient pu induire le public en erreur afin d’imposer des mesures qui n’auraient peut-être pas obtenu le soutien majoritaire si toutes les informations avaient été connues.
Les conséquences de ce scandale restent encore incertaines. Des experts juridiques anticipent une vague de recours en justice visant des responsables politiques pour abus de pouvoir ou manquement à leurs obligations de transparence.
Pour de nombreux citoyens, les répercussions politiques pourraient être considérables. Beaucoup exigent désormais des réponses : pourquoi ont-ils été isolés, stigmatisés et privés de certaines libertés alors que des informations essentielles auraient déjà été connues des autorités ? Le règlement de comptes autour de ce chapitre de la pandémie ne fait que commencer — et ses effets pourraient se faire sentir pendant des années.