C’est une scène politique totalement hallucinante qui secoue désormais le sommet de l’État français.
Pour la première fois avec une telle violence, Yaël Braun-Pivet, pourtant figure centrale du camp présidentiel et présidente macroniste de l’Assemblée nationale, a publiquement mis Emmanuel Macron en cause sur un sujet d’une gravité institutionnelle exceptionnelle : une possible violation directe de la Constitution française lors de la dissolution surprise de l’Assemblée nationale en juin 2024.
Et le plus incroyable, c’est que cette accusation vient désormais du cœur même de la Macronie.

Dans un entretien explosif accordé à France Info, Yaël Braun-Pivet raconte les coulisses de cette dissolution qui avait totalement bouleversé le paysage politique français après les élections européennes.
Selon elle, Emmanuel Macron ne l’aurait jamais réellement consultée avant d’annoncer cette décision historique, alors même que l’article 12 de la Constitution impose explicitement au président de consulter le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat et le Premier ministre avant toute dissolution.
La révélation fait l’effet d’une bombe.
« Ce n’était pas une consultation, mais simplement une information », explique-t-elle désormais publiquement.
Elle affirme même avoir directement rappelé au président ses obligations constitutionnelles, avant que celui-ci ne lui réponde froidement : « C’est ce que je suis en train de faire. »
Mais pour Braun-Pivet, cette pseudo-consultation n’avait rien de conforme aux règles républicaines.

Derrière cette bataille institutionnelle se cache surtout une fracture gigantesque au sein même du pouvoir.
Car ce que décrit désormais la présidente de l’Assemblée nationale ressemble à une véritable implosion de la Macronie.
Elle évoque des élus « trahis », humiliés et méprisés par leur propre chef.
Des mots extrêmement lourds venant d’une personnalité qui, jusqu’ici, incarnait l’un des piliers les plus fidèles du système présidentiel.
Et elle n’est plus seule.
Quelques semaines auparavant, Gabriel Attal avait lui aussi laissé entendre qu’Emmanuel Macron lui avait caché la préparation de la dissolution alors qu’il était pourtant Premier ministre.
L’ancien chef du gouvernement avait reconnu avoir découvert tardivement une décision déjà mûrie depuis plusieurs semaines à l’Élysée.
Autrement dit : même le Premier ministre aurait été tenu à l’écart.
Cette accumulation de révélations nourrit désormais un climat de panique et de règlements de comptes au sommet de l’État.
La Macronie apparaît plus divisée que jamais.
Les ambitions présidentielles des « héritiers » du macronisme — Gabriel Attal, Édouard Philippe ou encore Gérald Darmanin — semblent déjà se transformer en guerre ouverte.
Les rivalités internes explosent publiquement.
Les petites phrases assassines se multiplient.

Et désormais, certains commencent même à régler leurs comptes directement avec Emmanuel Macron lui-même.
Pour de nombreux observateurs, cette situation marque le début d’une véritable décomposition politique.
Le pouvoir apparaît fragilisé, nerveux et de plus en plus isolé.
Mais derrière le spectacle politique, plusieurs questions extrêmement graves émergent désormais.
Si le président de la République a réellement contourné les obligations constitutionnelles lors de la dissolution, pourquoi aucun responsable institutionnel n’a-t-il alors lancé immédiatement l’alerte ?
Pourquoi les garde-fous prévus par les institutions n’ont-ils pas fonctionné ?
Pourquoi personne n’a saisi le Conseil constitutionnel à ce moment-là ?
Ces interrogations alimentent aujourd’hui un profond malaise démocratique.
Car beaucoup craignent désormais qu’un président capable de contourner les règles une fois puisse recommencer à l’avenir dans un contexte encore plus tendu.
D’autant que plusieurs opposants dénoncent déjà les nouveaux outils sécuritaires récemment adoptés par le pouvoir, notamment autour de l’état d’alerte sécuritaire nationale.
Dans ce climat explosif, certains réclament désormais des mesures radicales.
Des voix demandent le dépôt immédiat d’une motion de censure contre le gouvernement, voire d’une procédure de destitution présidentielle au titre de l’article 68 de la Constitution.
Même si ces procédures ont peu de chances d’aboutir politiquement, leurs partisans estiment qu’elles permettraient au moins de placer publiquement Emmanuel Macron face à ses responsabilités.
Mais ce qui inquiète encore davantage le camp présidentiel, c’est l’impression que les langues commencent enfin à se délier.
Car derrière la colère de Yaël Braun-Pivet, beaucoup voient désormais un avertissement beaucoup plus large : celui d’anciens alliés prêts à parler, à révéler les coulisses du pouvoir et peut-être à exposer d’autres dossiers sensibles à mesure que la fin du mandat approche.
Et une question commence déjà à hanter les couloirs de Paris :
Que se passera-t-il lorsque Macron perdra définitivement son immunité présidentielle ?
Dans une Macronie rongée par les rancœurs, les ambitions et les humiliations accumulées depuis des années, certains redoutent déjà une gigantesque guerre interne où chacun pourrait tenter de sauver sa propre peau.
Le pouvoir vacille.
Et cette fois, la fracture ne vient plus de l’opposition.
Elle vient du cœur même du système.